Artisanat / Commerce
Professions libérales

Famille recherche commune pour faire de la permaculture

Après une première vie passée à Marseille, dans la cité Le Corbusier, Jean (70 ans), Laurence (68 ans) et leur fils Gaspard Guillon (22 ans) souhaitent ajouter un nouveau chapitre à leur existence : s’installer dans une commune rurale et acheter un terrain qui leur permettra de faire de la permaculture. Le projet intergénérationnel et familial s’inscrit dans la durée, avec la volonté de “laisser quelque chose de sain“ à leur fils. Au-delà de la permaculture, la famille Guillon porte dans ses valises, un volet culturel riche, à développer, à partager. Leur quête ? “Un lieu magique“, une petite commune ensoleillée à minima, un terrain de cinq à dix hectares, un maire sensible à ce projet du présent et de l’avenir, où la permactulture et la culture s’offriront généreusement aux habitants de la commune. Un maire désireux de les soutenir et de les accueillir.


Contacts : Laurence et Jean Guillon // Adresse : 280 boulevard Michelet – Appartement 555 - 13008 Marseille

Tél : Laurence Guillon  06.52.68.55.85 - Tél : Jean Guillon 06.13.56.60.87

Mail : ozu53@yahoo.com Lien : http://jeanguillon.conteur.free.fr

 

Les Détails de leur projet, ci-dessous

1/ La permaculture, comme mode de vie                                                                                                                       

a/ la genèse du projet : nous avons envie de léguer quelque chose de solide, de vrai, de valeur à notre fils, Gaspard, qui est notre motivation sur ce projet. La permaculture est un investissement important pour nous trois, qui serons épaulés par Gaspard, actif sur ce projet, il a l’intention de s’installer définitivement dans quelques années. Nous avons changé notre mode de vie et de consommation depuis longtemps. Au delà d’acheter du bio, nous avons travaillé dans un jardin potager partagé. Si nous voulons changer des choses, nous devons apporter un changement dans notre comportement quotidien. Avec la permaculture, nous voulons aller dans le sens de la nature.

Notre posture : participer à la reconstruction du monde paysan, avec des compétences que nous avons commencées à acquérir depuis quelques mois. Les lectures de Laurent Gounel et Pablo Servigne en 2018 ont été un déclencheur.

b/ dans l’ordre : apprendre, observer, agir : nous avons suivi un premier stage de sensibilisation à Montauroux (Var) (février 2019) dont le thème était le design et mise en pratique d’éléments sur terrain. Objectif : poursuivre l’apprentissage et refaire des stages. Nous prévoyons un an d’observation du terrain, d’apprentissage et d’échanges avec les habitants de la commune, afin de nous adapter aux exigences millénaires du relief et du climat.

Notre volonté est d’entreprendre peu à peu, de déterminer les différentes zones, concevoir, analyser, expérimenter dans son processus de design*, pour en parfaire l’installation.

Notre emménagement définitif découlera de cette année d’observation ! Le module que nous concevons (fruitier, cultures variées…) au sens agricole et au sens de culture humaine, de savoir, de société.

Nous souhaitons découvrir la commune qui va nous accueillir, faire connaissance des habitants, tisser des liens sur un plan amical, social, artistique… culturel. Nous envisageons le partage avec nos voisins, dans une association locale ou encore avec l’école…

*le processus de design est une méthode de conception multidisciplinaire qui utilise l’observation, l’analyse et l’expérimentation de solutions innovantes adaptées à chaque environnement.

c/ la commune de nos rêves : elle se situe dans un rayon de 400 km autour de Marseille. (pour nous permettre dans un 1er temps des allers et retours), elle s’inscrit dans une tradition agricole, elle est ensoleillée, à minima, avec un médecin et un dentiste à proximité. Elle possède un terrain (constructible) d’une superficie de 5 à 10 hectares, comprenant de la forêt, de l’eau pour nous installer. Elle a un tissu associatif tourné vers la culture.

Notre habitat ?

Durant la première année, une caravane ou une yourte. Ensuite, une maison à construire ou un cabanon à transformer en habitation (cuisine, salle de bain, atelier de travail…)

2/ Ce que nous pouvons apporter à la future commune

a/ la culture comme moteur : une vie tournée vers l’artistique : Jean Guillon, conteur, comédien, appartient à un réseau d’artistes

Ce que nous pouvons apporter à la commune :

- représentations de spectacles de contes ou de musique avec le “Théâtre Volant“, un autocar transformé en théâtre itinérant (50 places)

- utilisation d’un réseau d’artistes en connivence pour une programmation artistique

- collecte de mémoires par écoute

- formation à l’art de parler en direction de toute personne désirant s’exprimer devant un public et/ou ateliers de construction d’histoires, en direction des adultes/enfants

- projections vidéos avec un écran (2m.x3m.) en installations libres (dans une grange, une salle, sur la place du village pour une soirée à thème)

Plus d’informations sur : http://jeanguillon.conteur.free.fr

b/ le monde de la musique

Animations et découverte de la musique par Laurence Guillon (classique, jazz, contemporaine, musiques du monde)

c/ dynamisme et notoriété

- l’arrivée d’une nouvelle famille sur la commune apporte du dynamisme, consommation locale (séjours courts amis, famille…) et développement de l’économie locale

- une notoriété positive autour du projet de permaculture et des attraits culturels à développer

- le rayonnement de la commune autour du projet, par le biais de l’outil commune-attractive.fr  (notoriété nationale)

3/ Nos motivations

Laurence Guillon (68 ans) : “Cette décision de changement de vie est liée à plusieurs choses qui n’ont pas d’ordre hiérarchique. Une prise de conscience que l’on va dans le mur sur bien des niveaux : économique, écologique, climatique, social et excès de consumérisme. Un besoin de se retirer et de se consacrer à des valeurs plus essentielles comme regarder la nature, se tourner vers la beauté, avoir un regard intérieur.

La permaculture m’attire par son aspect nécessaire pour vivre lié à une philosophie du partage avec des moyens écologiques qui respectent la nature et son environnement. Nous voudrions, avec mon mari, avoir le temps de construire tout cela et en laisser l’héritage à notre fils. Toute cette démarche est liée à un désir d’empathie, de partage et de recevoir, découvrir, apprendre. J’ai conscience que je viens de la ville et que l’adaptation au monde rural va me demander des efforts en direction d’une autonomie plus grande.“

Jean Guillon (70 ans - conteur) : “Le projet de vie dans le monde rural est un vieux rêve, non pas un rêve usé, au contraire, il a su rester neuf, mûrir, puis prendre essor. Je suis maintenant à la fin des atermoiements. Il est question, pour moi, de vivre au plus près des rythmes essentiels avec celle qui est ma flamme. Comme pour tous les artistes, un conteur se pose des questions sur la vie, sur sa place parmi ses contemporains. Transplanter mon foyer dans le monde rural, c’est questionner à un niveau plus vaste, vers un plus grand horizon, expérimenter les rapports profonds avec la nature et ceux qui la côtoient depuis toujours. C’est aussi être à l‘écoute des mémoires collectives, se mettre à l’unisson de ce patrimoine immatériel.“

Gaspard Guillon (22 ans) : “J’ai été ravi et bouleversé le jour où mes parents m’ont annoncé ce projet. Je pensais faire chemin sans eux au tout début de mes réflexions, n’imaginant qu’ils me suivraient. Mais lorsque ma maman m’en a parlé, là je me suis dit, c’est le paradis. La permaculture est pour moi la solution d’avenir du monde rural. Citadin d’origine, je peux mesurer le mensonge des perspectives d’une vie, isolé au milieu des autres, axée sur une consommation galopante. Je suis actuellement en formation de moniteur de voile, ce qui m’amène à envisager des activités sportives sur un plan d’eau à proximité. J’aime la musique et fédérer un grand nombre de personnes autour de toutes les musiques. J’adhère à 200% au projet, mais je ne pense pas encore avoir assez d’expérience pour me lancer déjà dans une sédentarisation à long terme. Toutefois, je serai présent au côté de mes parents, pour les aider dans le gros œuvre de l’installation.“

4/ Notre planning prévisionnel

Février 2019 - Premier stage de Permaculture à Montauroux (Var)

A partir d’Avril 2019 - Recherche de terrain, stages de permaculture

Courant 2019 - Signature d’un terrain

but 2020 - Prémices d’implantation et début de l’observation du terrain

Printemps 2020 - Installation sur le terrain (implantation temporaire yourte ou caravane)

Début 2021 - Implantation définitive, culture

 

Publié le: 14-04-2019